Droit d’accès à l’éducation de base - 08-10/11/2010, Jakarta.

Dans le cadre de sa coopération avec la Direction Générale des Droits de l’Homme, dépendant du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, le poste a organisé, du 8 au 10 novembre 2010, un séminaire de formation sur les Droits de l’Homme intitulé "le Droit d’accès à l’éducation de base".

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Ce séminaire visait à identifier les problèmes existants en matière de droits à l’éducation en Indonésie et proposer des recommandations et plans d’actions pouvant être mis en œuvre aux niveaux national et local afin d’y remédier. Pour ce faire, des participants venus de divers Ministères, de directions locales de l’aménagement du territoire (BAPPEDA), de la commission nationale des Droits de l’Homme, de la commission nationale pour la protection de l’enfance, de la commission nationale pour les femmes, d’organisations internationales, d’organisations non-gouvernementales, de municipalités, ainsi que des enseignants d’écoles de diverses provinces, se sont réunis pendant trois jours pour se concerter, échanger leurs expérience, et réfléchir au développement de futures coordinations entre eux.

Le séminaire a été ouvert par le Conseiller de coopération et d’action culturelle à l’Ambassade de France et la directrice de la Direction Générale des Droits de l’Homme.

Suite aux interventions d’experts français et indonésiens sur les questions d’éducation, destinées à dresser un état des lieux de la situation en Indonésie et de fournir une perspective comparative de la situation en France, les participants ont mis en place des groupes de travail pour identifier les principaux problèmes et proposer des solutions applicables aux échelons local, national et bilatéral. Ces groupes de travail ont notamment identifiés les problèmes suivants :

- Manque de coordination entre les autorités nationales et locales pour la mise en place des politiques d’éducation et la définition et mise en œuvre des budgets en la matière
- Curriculums trop chargés et changeant à une fréquence trop importante
- Enseignants insuffisamment formés et disposant de conditions de travail trop peu favorables
- Existence de discrimination à l’égard de certains groupes minoritaires dans les écoles
- Coût de la scolarisation trop élevé
- Fort taux de décrochage scolaire
- Non-application des nombreuses législations existantes en matière d’éducation en Indonésie

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A l’issue des trois jours de séminaires, les participants ont adoptés les recommandations générales suivantes, ciblées sur les enjeux jugés les plus préoccupants :

- Développer des actions de renforcement des capacités institutionnelles des commissions nationales et locales pour les droits de l’Homme ainsi que des municipalités sur la question du droit à l’éducation
- Renforcer la formation des enseignants, y inclus en matière de droits de l’Homme
- Développer des mesures visant à favoriser l’accès aux écoles pour les enfants vivant dans des zones éloignées ou isolées
- Améliorer les conditions matérielles des établissements scolaires (bâtiments, équipements etc.)
- Renforcer la coordination entre acteurs nationaux et locaux – y compris les acteurs de la société civile – pour la mise en œuvre effective des programmes et législations existantes en matière d’accès à l’éducation de base

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En complément de ces recommandations, chaque participant a élaboré un plan d’actions individuel qu’il s’est engagé à mettre en œuvre au sein de son institution d’appartenance et dans sa région d’origine.

Dernière modification : 17/12/2010

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