"Ego-éco" de Chloé Tallot

Après le succès de son exposition de photographies dans l’espace urbain réalisée en mai 2010, le Centre culturel français de Bandung, en Indonésie, investit la prestigieuse université Maranatha avec une installation de l’artiste Chloé Tallot.

Installation effectuée par Chloé Tallot avec les étudiants de l'université de Maranatha. - JPEGDepuis l’enfance, Chloé Tallot entretient un rapport intime à l’art. Elle explore aujourd’hui avec liberté les nouvelles possibilités de l’image, des sons, formes et couleurs offertes par la puissance des technologies actuelles. Son imaginaire se nourrit d’expériences multiples : désirs, brûlures, consciences, vanités, répulsions, contradictions, rêves… l’artiste crée ainsi un univers très personnel qui ouvre le flux aux émotions de sa génération.

Lieux éclectiques

Son travail est présenté en France et à l’étranger dans des lieux éclectiques : institutionnels, galeries d’art, clubs ou festivals (Mapping Festival de Genève, Arte, Galerie Magda Danysz à Shanghai, Galerie Bailly à Paris, Le Cube de Issy-les moulineaux, à Saint Barthélémy…). Chloé Tallot vit et travaille à Paris.

Entre le 21 février et le 9 mars 2011, Chloé Tallot a conduit un "workshop" avec les étudiants en Arts de l’université de Maranatha dont le résultat a fait l’objet d’une installation dans le hall d’accueil de l’université.

Dérives de la société de consommation

Installation effectuée par l'artiste plasticienne Chloé Tallot. - JPEGL’installation en triptyque intitulée « Ego-éco » porte sur les dérives de la société de consommation dans laquelle nous prenons tous une part active. Posée à même le sol, l’ensemble forme un tableau très visuel de cette société poussée à son extrême. Ce travail, mené en collaboration avec les étudiants de la faculté d’Arts de l’université, est une déclinaison d’un précédent projet « Femme d’intérieur » réalisé par l’artiste entre 2004 et 2010.

Au centre du triangle formé par l’installation, le spectateur perçoit l’évolution des matériaux qui conditionnent notre vie quotidienne à différentes étapes de leur transformation.

Ainsi, nous naissons avec la consommation, dans le supermarché nourricier et séducteur, temple de nos désirs. La suite de l’histoire se retrouve dans le chaos puant de nos poubelles avant que tout ne finisse en poussières, au cœur d’une nature impassible qui, entre deux cycles de destruction et de renaissance, reprend enfin ses droits. Au milieu de chacun de ces tableaux, miroirs de notre aveuglement forcené, on retrouve l’Homme, ou plus exactement ce qu’il en reste, cadavre dévoré par son égoïsme.

Les étudiants en Arts de l'université de Maranatha. - JPEG

Chloé Tallot nous explique ainsi : « Le désintérêt est le prix de notre confort et il en restera ainsi tant que l’hypocrisie de notre conscience collective posera en paradis absolu son idéal de consommation. »


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Dernière modification : 15/03/2011

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