Journée de la Volcanologie, le 27 septembre 2010

A l’occasion de la Journée de la Volcanologie, le lundi 27 septembre 2010, l’Ambassade de France en Indonésie (SCAC) en collaboration avec le Centre National de Recherche Scientifique (CNRS), l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et le Directorate for Volcanology and Geological Hazard Mitigation (DVGHM) organisera une conférence à destination des élèves du Lycée International Français Louis-Charles Damais de Jakarta ainsi que la classe de 4ème de l’Ecole Internationale Française de Bali. Cette conférence pour un jeune public sera assurée par le Dr. Surono (DVGHM), Franck Lavigne (CNRS) et Jean-Paul Toutain (IRD).

Une exposition exposition de posters signés par les volcanologues français travaillant en Indonésie (CNRS, IRD, CEA) tournera dans le réseau culturel français présent en Indonésie (LIF de Jakarta, LIP de Yogyakarta, CCF Bandung, CCF Jakarta, CCCL Surabaya, AF de Denpasar et EIF Bali)

VOLCANS ET SOCIETE en INDONESIE
Vivre avec le risque

Les volcans indonésiens sont au cœur de la culture et de la société indonésienne, comme l’attestent les nombreuses légendes et rituels régulièrement organisés sur leurs flancs (labuhan au Merapi, Kasodo au Bromo, etc.). Le volcan est un lieu souvent sacré, où le juru kunci - le gardien des clés du volcan – veille à l’équilibre et à l’harmonie entre deux mondes, celui des hommes et celui des dieux.

Depuis plus d’un millénaire, l’homme a colonisé les versants volcaniques, qui constituent avant tout une ressource : le volcan est avant tout nourricier, grâce à la fertilité de ses sols jeunes et riches en éléments nutritifs. On y extrait aussi d’autres ressources : blocs de lave et sables comme matériaux de construction, soufre au Kawah Idjen, géothermie à Dieng, etc. Le volcan exerce aussi un attrait touristique, qui attire chaque année des millions de visiteurs.

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On en oublierait presque que le volcan peut aussi être meurtrier, comme le rappelle de temps à autre une éruption plinienne aux conséquences catastrophiques (Tambora en 1815, Krakatoa en 1883, etc.). Plusieurs millions de personnes vivent en effet dans les zones à risque volcanique en Indonésie, où les populations sont particulièrement vulnérables. Des nombreux facteurs participent à cette vulnérabilité, qu’ils soient d’ordre socio-économique (pauvreté, difficulté d’accès aux ressources), logistique (peu de moyens de transports locaux disponibles pour une évacuation rapide, mauvais état de certaines routes, etc.), ou culturels (croyances locales), etc.

Quoi qu’il en soit, l’homme a appris à vivre avec les volcans indonésiens, pour le meilleur et pour le pire…

Dernière modification : 03/10/2013

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