Ukraine – Extrait de la conférence de presse du président de la République avec le président du Conseil des ministres italien (15 mars 2014)

Transcription non-officielle

Question : Sur le dossier ukrainien, Moscou ne semble pas s’orienter vers la désescalade voulue par l’Union européenne. Dans ces conditions, craignez-vous l’un et l’autre que le referendum de dimanche en Crimée ne soit qu’un prélude à une déstabilisation totale de l’Ukraine ? Monsieur le Président, confirmez-vous l’annulation de la réunion franco-russe de mardi à Moscou et ne pensez-vous pas qu’il conviendrait de suspendre le contrat « Mistral » afin de faire pression sur la Russie ?

Le Président : Je vous remercie pour toutes vos questions. Il y a une pseudo-consultation de la population en Crimée, parce qu’elle n’est pas conforme au droit ; au droit interne ukrainien et au droit international. Il ne peut pas y avoir une consultation organisée sur une partie du territoire sans que le gouvernement du pays en question ait été associé à l’organisation de ce scrutin. Or, tel est exactement le cas. C’est pourquoi la France, comme l’Union européenne, ne reconnaîtra pas la validité de cette pseudo-consultation.

Lundi, il y a une réunion du Conseil des ministres des affaires étrangères. Il y avait eu une échelle de sanctions qui avait été définie par le Conseil européen. Nous y étions. Et il y aura donc usage, s’il n’y a pas désescalade, lundi, de ces sanctions qui - je le rappelle - portent sur les visas et sur les avoirs financiers d’un certain nombre de personnalités.

Je souhaite qu’il y ait désescalade, et qu’il y ait donc un groupe de contact qui puisse trouver des solutions, dans le cadre de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, mais de la reconnaissance aussi des liens qui existent entre la Russie et l’Ukraine. C’est pourquoi le groupe de contact doit être maintenant, si je puis dire, au contact. Mais encore faut-il être deux pour qu’il y ait le contact.

Sur le déplacement qui était prévu, depuis longtemps puisque c’est dans le cadre des relations bilatérales entre la France et la Russie, pour décider de ce déplacement j’attendrai lundi pour connaître exactement ce que sera la position russe après la pseudo-consultation en Crimée.

Quant aux sanctions autres, notamment liées à la coopération militaire, c’est le troisième niveau de la sanction. Nous en sommes au premier.

Dernière modification : 18/03/2014

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